La famille Asloum
Dans le Nord-Isère, on connaît les Asloum pour la viande. En France, on les connaît pour la boxe. Même famille, même ville, et une seule personne au départ de tout : le père.
Le père, d’abord
Rien de tout ça ne serait là sans lui. Il est parti de Bou Saâda, en Algérie, et il a posé ses valises dans le Nord-Isère. Dix enfants ont grandi autour de lui, huit garçons et deux filles. Une grande maison, une table toujours pleine, et un homme qui ne connaissait qu’une règle. On se lève tôt, on travaille, on ne se plaint pas. C’est lui qui a mis la viande au centre de cette famille. C’est lui, aussi, qui a conduit les premiers aux gants. Tout ce que ses enfants sont devenus, d’un côté comme de l’autre, part de cette maison-là.

La viande, l’affaire de la famille
La viande, chez les Asloum, n’est pas un métier qu’on choisit à vingt ans. On tombe dedans enfant. On regarde le père, puis un grand frère, parer, trancher, désosser. On porte, on nettoie, on recommence. La famille en vit depuis plus de trente ans. Des étals, des laboratoires, des clients qui reviennent et qui envoient leurs voisins. Aujourd’hui c’est Slimane qui tient le couteau, au 495 rue du Lac, à Nivolas-Vermelle. Il a appris comme tous les autres. En regardant, en se faisant reprendre, jusqu’au jour où le geste est juste sans qu’on y pense. Dans le Nord-Isère, personne n’a eu à nous présenter. Le nom circulait déjà.
Bourgoin-Jallieu
C’est la ville de la famille. Vingt-huit mille habitants dans le Nord-Isère, à vingt minutes de l’atelier, les contreforts boisés tout autour. Les frères y ont grandi, y ont joué, s’y sont battus au club du coin. Quand on dit Asloum ici, les gens voient deux choses à la fois. L’étal où l’on achète sa viande, et le gamin du quartier qui est monté sur un ring olympique. Les deux sortent de la même rue.

Et puis la boxe
Chez les Asloum, on ne fait pas les choses à moitié. Ce qui vaut pour le billot vaut pour le ring. Brahim est né à Bourgoin-Jallieu le 31 janvier 1979. Il chausse les gants à quatorze ans, au club de la ville. À Sydney, en 2000, il décroche l’or olympique en mi-mouches. La France attendait un titre olympique de boxe depuis soixante-quatre ans. Il devient champion de France en 2002, puis champion d’Europe des poids mouches de 2003 à 2005. Le 8 décembre 2007, il bat l’Argentin Juan Carlos Reveco et prend la ceinture mondiale WBA des mi-mouches. Aucun autre boxeur français n’a été à la fois champion olympique et champion du monde WBA. Il raccroche en 2009.

Redouane, dans la même trace
Le cadet a suivi le même chemin, dans la même salle. Né en 1981, à Bourgoin lui aussi. Plusieurs titres de champion de France amateur en mi-mouches. Les Jeux d’Athènes en 2004, le passage professionnel en 2008, puis la ceinture WBC Méditerranée des poids mouches en 2013. Près de cent combats internationaux sous le maillot de l’équipe de France. Deux frères, deux parcours, la même école. Celle du père, puis celle d’un entraîneur de quartier.
Ce que le sport a laissé dans l’atelier
Un boxeur se pèse tous les jours. Il connaît ses grammes, ses heures, ses jours de repos. Il sait ce qu’il mange et pourquoi. Cette rigueur-là est restée dans la famille, et elle se voit sur ce site. Nous donnons les protéines et les lipides de chaque pièce, d’après la table officielle de l’Anses. Nous écrivons le poids net, le prix au kilo, la température à cœur. Vous n’avez pas à nous croire sur parole, les chiffres sont là. Tout est rassemblé sur la page des sportifs.

Ce qu’on ne vous dira pas
On vend de la viande, pas des conseils de santé. Votre besoin dépend de votre âge, de votre santé et de votre entraînement. Parlez-en à un médecin ou à un diététicien. Nous ne vendons aucun complément, et nous ne vous promettons aucun résultat. Ce qu’on vous promet, c’est une viande travaillée au couteau, par une famille qui fait ça depuis une vie.