Deux questions différentes
Le halal répond à une question religieuse : l’espèce est-elle autorisée, l’animal a-t-il été abattu selon le rite ? Le bio répond à une question agricole : comment l’animal a-t-il été élevé et nourri ?
Les deux peuvent se superposer, mais ne se remplacent jamais. Une volaille bio n’est pas halal du seul fait d’être bio, et une viande halal n’est pas bio du seul fait d’être halal.
Qui certifie quoi
Le bio, ou agriculture biologique, est un signe officiel de qualité encadré par la réglementation européenne et contrôlé en France sous l’autorité de l’État. Le logo AB et l’Eurofeuille renvoient à un cahier des charges public.
Le halal, lui, n’a pas de définition légale en France. Il est certifié par des organismes privés d’obédience religieuse, chacun avec son propre cahier des charges. C’est une différence de nature, pas seulement de degré.
Ce que couvre le bio
Le cahier des charges bio porte sur l’élevage : accès au plein air, alimentation issue de l’agriculture biologique, densité limitée, encadrement des traitements. Il ne dit rien du rite d’abattage.
Autrement dit, le bio s’intéresse à la vie de l’animal et à ce qu’il mange. La mention halal s’intéresse à la façon dont il est abattu et à l’espèce.
Ce que couvre le halal
Le halal porte sur l’espèce autorisée, l’abattage d’un animal vivant par un sacrificateur habilité, et le marquage des viandes. Il ne garantit en lui-même ni plein air, ni alimentation biologique.
Un même morceau peut donc cumuler les deux démarches s’il a été élevé en bio et abattu selon le rite, certifié par chacun des deux cadres.
Lire l’étiquette sans se tromper
Sur un pack, cherchez les repères au bon endroit. Le logo bio renvoie à un organisme certificateur agréé et à un numéro. Le certificat halal renvoie à l’organisme religieux qui l’a délivré.
Si une seule des deux mentions est présente, elle ne vaut que pour elle-même. En cas de doute sur une pièce, écrivez à la maison avec le numéro de lot de l’étiquette.
Le halal
Le halal