Le sang, un interdit
L’alimentation halal exclut la consommation de sang. C’est l’un des principes qui encadrent ce qui est licite à la table.
La saignée de l’animal à l’abattage répond en partie à cette exigence : elle vide la carcasse de son sang.
Le geste de la saignée
L’abattage rituel repose sur une saignée : la section des vaisseaux du cou laisse le sang s’écouler. C’est un acte central de la méthode.
En France, l’abattage rituel est encadré par la réglementation, qui prévoit qu’il se déroule en abattoir agréé. Le cadre légal s’applique à tous.
Rouge ne veut pas dire sang
On croit souvent que le jus rouge d’une viande est du sang. Ce n’est pas le cas : la viande saignée en est vidée. Le liquide rouge est de l’eau mêlée à un pigment.
Ce pigment, la myoglobine, colore le muscle. C’est lui qui donne sa teinte à la viande rouge et qui rougit son jus, pas le sang résiduel.
La couleur à l’achat
La couleur d’une viande évolue au contact de l’air et n’est pas un défaut en soi. Une viande fraîche peut être plus ou moins vive selon son exposition.
On juge la fraîcheur à l’ensemble : aspect, odeur, et surtout la date limite de l’étiquette. La seule couleur ne dit pas tout.
Ce qu’il faut retenir
Le sang est interdit dans le halal, et la saignée vide l’animal à l’abattage. C’est un principe, pas une option.
Le jus rouge d’un morceau n’est pas du sang mais un pigment du muscle. Les deux sujets sont souvent confondus, à tort.
Le halal
Le halal