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Les sportifs

Mesurer sa masse graisseuse au mètre ruban : ce que ça vaut

Par l’atelier Le Boucher — Maison Asloum · · 3 min de lecture

L’essentiel

La formule de la Marine américaine, publiée par Hodgdon et Beckett en 1984, estime le taux de masse graisseuse à partir de trois mesures au ruban : la taille, le cou et le tour de ventre, plus le tour de hanches pour une femme. Elle se trompe de trois à quatre points par rapport à une mesure de laboratoire. C’est une estimation, pas un diagnostic — mais elle est gratuite, elle se refait tous les mois, et elle suffit à savoir dans quel sens on va.

Mesurer sa masse graisseuse au mètre ruban : ce que ça vaut

Les trois mesures, et comment les rater

Le tour de cou se prend juste sous la pomme d’Adam, ruban légèrement incliné vers l’avant. Le tour de taille se prend au plus large du ventre, à hauteur du nombril, en expirant normalement — ni en rentrant le ventre ni en le gonflant. Pour une femme, le tour de hanches se prend au plus large des fesses.

Les deux erreurs qui faussent tout : serrer le ruban, et mesurer à des moments différents. Le ruban doit poser à plat sur la peau sans marquer. Et prenez toujours vos mesures au même moment de la journée, le matin à jeun de préférence : un tour de ventre varie de deux centimètres entre le réveil et le soir.

Ce que la formule sait faire

Elle a été construite sur des milliers de militaires et validée contre la pesée hydrostatique. Sur une population moyenne, elle tombe juste à trois ou quatre points près — ce qui veut dire qu’un résultat de 18 % correspond à une réalité comprise entre 14 et 22 %.

Son vrai intérêt n’est pas le chiffre absolu, c’est la série. Refaite tous les mois dans les mêmes conditions, elle montre la direction : le tour de ventre perd deux centimètres alors que le poids n’a pas bougé, et vous savez que quelque chose s’est passé que la balance ne voyait pas.

Ce qu’elle ne sait pas faire

Elle se trompe nettement sur les morphologies extrêmes : très musclé avec un tour de cou épais, très mince, ou taille très courte. Un haltérophile au cou large sera sous-estimé, parfois de beaucoup.

Elle ne dit rien de votre santé. Un taux n’est ni bon ni mauvais en soi : il dépend de l’âge, du sexe, de la discipline, de l’histoire de chacun. Nous vendons de la viande. Un objectif de poids ou de composition corporelle se règle avec un médecin ou un diététicien, et si le chiffre vous inquiète, c’est à eux qu’il faut le montrer, pas à un boucher.

Les autres méthodes, en deux mots

La balance à impédance, celle qui envoie un courant dans les pieds, est très sensible à l’hydratation : une mesure le matin à jeun et une le soir après une séance peuvent différer de quatre points sur la même personne. Prise toujours dans les mêmes conditions, elle vaut ce que vaut le ruban.

La pince à plis cutanés est plus fiable, à condition d’être maniée par quelqu’un d’entraîné. Le DEXA, qui est une radiographie, est la référence ; il se fait en cabinet et il se paie. Le ruban reste le seul qui ne coûte rien et qui se refait quand on veut.

Méthode Écart habituel Ce qu’elle coûte Son défaut
Mètre ruban, formule de la Marine 3 à 4 points Rien Fausse sur les morphologies extrêmes
Balance à impédance 3 à 5 points Le prix de la balance Dépend de l’hydratation
Pince à plis cutanés 2 à 3 points Peu, mais il faut la main Demande un opérateur formé
DEXA 1 à 2 points Un rendez-vous en cabinet Il faut se déplacer et payer

La lettre de la maison

La pièce de la semaine.

Une pièce, la façon de la cuire, une recette. Une fois par semaine, rien d’autre.

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