Trois semaines avant : arrêter de remplir
La seule vraie solution est de ne presque rien avoir à transporter. Fixez la date, comptez trois semaines en arrière, et cessez à partir de là de constituer une réserve. Mangez ce qu’il y a, et complétez en frais pour la semaine.
Tenez un inventaire sur la porte et barrez au fur et à mesure. On est toujours surpris de la quantité réelle qui dort dans un congélateur : c’est le moment de s’en servir, pas de la déplacer.
La semaine du déménagement, le congélateur devrait contenir deux ou trois paquets, pas vingt. Tout devient simple à partir de là.
La veille : vider, dégivrer, sécher
Sortez ce qui reste et mettez-le dans une glacière rigide avec un tiers de blocs de froid en volume, prérefroidie, remplie sans vide. Débranchez l’appareil et laissez les portes ouvertes pour dégivrer, avec des serviettes au sol.
Un dégivrage complet demande quatre à huit heures selon l’épaisseur du givre. On n’accélère pas au sèche-cheveux ni au couteau : le premier déforme les plastiques, le second perce l’évaporateur, et un évaporateur percé est un appareil mort.
Séchez entièrement l’intérieur, sinon l’eau résiduelle gèlera au prochain démarrage ou moisira pendant le transport. Calez les tiroirs ou sortez-les et transportez-les à part, et scotchez la porte fermée.
Le transport de l’appareil
Debout, toujours. Un congélateur couché laisse l’huile du compresseur migrer dans le circuit frigorifique, et au redémarrage le compresseur tourne à sec. Si vraiment il faut le coucher, c’est sur le côté opposé au point de raccordement du compresseur, et il faudra attendre bien plus longtemps avant de rebrancher.
Sanglez-le sans comprimer la carrosserie, protégez les angles, et évitez de le faire rouler sur ses pieds : ils ne sont pas prévus pour ça et ils se cassent.
À l’arrivée, mettez-le en place, d’aplomb, avec 5 cm libres derrière et au-dessus, à l’écart de toute source de chaleur. Puis attendez. Deux à quatre heures debout avant de brancher s’il a voyagé debout, vingt-quatre heures s’il a été couché.
La viande pendant ce temps
Une glacière rigide à parois épaisses, bien remplie et chargée à un tiers de blocs de froid, tient vingt-quatre heures facilement, et jusqu’à quarante-huit heures sur les modèles épais. C’est largement plus qu’un déménagement.
La viande gelée est elle-même une réserve de froid : une glacière remplie de paquets gelés serrés tient bien plus longtemps qu’une glacière à moitié vide. Comblez les vides avec des torchons ou du papier journal.
Ne l’ouvrez pas pendant le trajet et mettez-la dans le dernier véhicule à partir, à l’ombre, dans l’habitacle plutôt que dans un coffre au soleil. C’est le dernier objet chargé et le premier déchargé.
Recharger, et seulement après
Branchez à vide et laissez descendre. Un congélateur met six à douze heures pour atteindre −18 °C à vide. Vérifiez avec un thermomètre au milieu du tiroir central, et ne remettez la viande que quand le chiffre est atteint.
Si l’appareil a une touche de super congélation, activez-la à ce moment-là et laissez-la travailler pendant que vous rechargez. Les paquets gelés sortis de la glacière redescendront d’autant plus vite.
Au moment de recharger, refaites le tri : ce qui est encore dur retourne au congélateur, ce qui est devenu souple se cuisine dans les vingt-quatre heures. C’est le même test que pour une porte restée ouverte.
| Moment | Geste | Durée |
|---|---|---|
| 3 semaines avant | Arrêter de remplir, tenir l’inventaire | — |
| La veille | Vider dans une glacière rigide | 30 min |
| La veille | Débrancher et dégivrer, puis sécher | 4 à 8 h |
| Le jour J | Transporter debout, sanglé | Le trajet |
| À l’arrivée | Attendre debout avant de brancher | 2 à 4 h |
| Après branchement | Descendre à −18 °C à vide | 6 à 12 h |





Recette · 6 pers. · 1 h 15
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