Ce que la chaleur de la pièce change vraiment
La chaleur extraite de la cuve est rejetée par le condenseur, cette grille noire à l’arrière de l’appareil. Pour que ça marche, il faut un écart de température entre la grille et la pièce. Plus la cuisine est chaude, plus l’écart se réduit, plus le compresseur doit tourner longtemps pour le même résultat.
Chaque appareil porte une classe climatique sur sa plaque signalétique : SN, N, ST ou T. Un appareil de classe N est garanti de 16 à 32 °C de température ambiante ; un ST monte à 38 °C, un T à 43 °C. Au-delà de sa classe, il n’est pas en panne, il est simplement hors de son domaine d’emploi, et la cuve remonte.
Les trois réglages qui marchent
D’abord le thermostat. En été, un cran plus froid n’est pas un luxe : c’est la compensation de l’ambiance. Baissez d’un cran, attendez vingt-quatre heures, mesurez. Si la clayette basse n’est pas descendue sous 4 °C, baissez encore d’un cran.
Ensuite la ventilation du condenseur. Laissez 5 cm libres derrière l’appareil et au-dessus, ne posez pas de cartons dessus, et dépoussiérez la grille arrière deux fois par an avec un pinceau sec, appareil débranché. Une grille empoussiérée peut coûter plusieurs degrés dans la cuve.
Enfin l’emplacement. Un réfrigérateur collé au four, exposé au soleil l’après-midi ou encastré sans grille de ventilation travaille en permanence au-dessus de ses moyens. Déplacer l’appareil de 30 cm, ou simplement fermer le volet de la cuisine l’après-midi, fait plus de bien qu’un cran de thermostat.
Les habitudes d’été
On ouvre moins et moins longtemps : on décide ce qu’on veut avant d’ouvrir. On ne met jamais un plat encore tiède dans la cuve : un plat à 40 °C réchauffe tout ce qui l’entoure pendant des heures. On le refroidit d’abord, dans un bain d’eau froide, puis on le range.
On n’entasse pas. En été, la circulation d’air compte encore plus : 2 à 3 cm entre les paquets, rien contre la paroi du fond. Et on garde la clayette basse pour la viande, qui est le produit le plus sensible du réfrigérateur.
Après une grosse course ou une livraison, la cuve met plusieurs heures à redescendre. Évitez de charger un gros colis et de cuisiner un plat chaud dans la même soirée.
La commande d’été : moins de frais, plus de congelé
Quand la cuisine est à 30 °C, la meilleure décision se prend avant la livraison. Prévoyez deux ou trois repas en frais, et congelez le reste dès réception. Le congélateur, lui, est beaucoup moins sensible à la température de la pièce, parce que son isolation est plus épaisse.
C’est aussi la saison des grillades, donc des pièces fines et du haché, qui sont les plus fragiles. Un sac de brochettes qu’on sort du congélateur la veille est plus sûr qu’un sac acheté quatre jours plus tôt et gardé dans un réfrigérateur qui lutte.
Quand ce n’est plus un problème de réglage
Si, thermostat au plus froid, grille propre et cuve dégagée, la clayette basse reste au-dessus de 5 °C, l’appareil ne tient plus. Les suspects habituels sont le joint de porte, qui ne pince plus une feuille de papier glissée dans l’encadrement, et le givre épais sur l’évaporateur.
Un joint se remplace, un dégivrage complet se fait en une demi-journée. Et tant que le doute dure, on ne garde pas de viande crue plus de vingt-quatre heures dans cet appareil : on la congèle.
| Classe climatique | Ambiance prévue | Ce que ça veut dire en août |
|---|---|---|
| SN | 10 à 32 °C | Tient une cuisine fraîche comme une cuisine chaude |
| N | 16 à 32 °C | Au-delà de 32 °C, la cuve remonte |
| ST | 16 à 38 °C | Supporte un appartement très chaud |
| T | 16 à 43 °C | Prévu pour les climats chauds |




Recette · 6 pers. · 1 h 05
Le froid
