Le saucisson sec, le seul vrai produit de voyage
Un saucisson sec se conserve au sec, entre 12 et 20 °C, à l’abri de la lumière. Autrement dit : un sac à dos, un panier, le coffre d’une voiture garée à l’ombre. Il n’a pas besoin de glacière, et c’est ce qui en fait le produit de pique-nique par excellence.
Deux limites quand même. Au-delà de 25 à 30 °C, le gras commence à transpirer : la peau devient grasse au toucher et le goût s’affadit. Et le plein soleil derrière une vitre, dans une voiture fermée, est à éviter absolument — on y dépasse largement ces températures.
Emportez-le entier, dans un linge, et tranchez sur place. Un saucisson entamé la veille voyage très bien lui aussi, à condition de remettre la coupe dans son linge.
Le bœuf séché, si on le tranche sur place
La cecina se garde entre 0 et 4 °C : elle demande donc la glacière. Mais c’est une viande dense et très peu humide, qui supporte bien une demi-journée dans un contenant frais.
Le vrai sujet, c’est la découpe. Des voiles tranchés le matin arrivent sur place séchés et collés les uns aux autres. Emportez un morceau de la pièce et un couteau fin, et tranchez au moment de manger — ou, si vous n’avez pas de couteau, des tranches posées à plat entre deux feuilles de papier sulfurisé, pas en tas.
Les bocaux : seulement avec une vraie glacière
Une terrine, une rillette, un pâté en croûte ou un bloc de foie gras sont des charcuteries fraîches : entre 0 et 4 °C, pas plus. Dans un panier à l’air libre, un jour d’été, ils sortent de cette plage en moins d’une heure.
Si vous les emportez, il faut une glacière avec deux pains de glace, refroidie d’avance, ouverte le moins souvent possible. Les bocaux voyagent fermés : on les ouvre au moment de manger, pas avant. Un bocal déjà entamé la veille est à laisser à la maison.
Et le temps de table reste limité : deux heures hors du froid, en comptant tout. Ce qui dépasse ne repart pas dans la glacière pour le lendemain.
Le reste du panier
Du pain qui tient : un pain de campagne entier, coupé sur place, plutôt que des baguettes qui s’écrasent. Des cornichons dans leur bocal, des tomates cerises, des radis, un fromage à pâte dure — les pâtes molles supportent mal le transport.
Et le matériel : une planche légère, un couteau à lame fine et lisse, un torchon, des serviettes, un sac pour les déchets. Trancher un saucisson sur un genou avec un couteau suisse émoussé gâche un bon produit.
La règle qui tranche tous les cas
Deux heures hors du froid, cumulées, pour tout ce qui doit être conservé entre 0 et 4 °C. Un jour de canicule, à plus de 30 °C, ce délai se réduit encore et il n’y a pas de marge à chercher.
Au retour, triez sans état d’âme. Le saucisson sec et la pièce de bœuf séché non entamée rentrent à la maison. Les bocaux ouverts, le pâté en croûte entamé, les tartines préparées : à la poubelle. C’est la contrainte du pique-nique, et elle vaut mieux qu’une intoxication.
| Produit | Voyage ? | Comment |
|---|---|---|
| Saucisson sec | Oui, sans froid | Entier dans un linge, 12 à 20 °C, à l’ombre |
| Bœuf séché, morceau | Oui, en glacière | Tranché sur place, couteau fin |
| Terrine, rillette en bocal | Seulement en glacière | Bocal fermé, ouvert sur place |
| Pâté en croûte | Difficilement | Glacière, deux heures maximum |
| Bloc de foie gras | Non | Se sert à table, pas en extérieur |




Charcuterie halal






Recette · 4 pers. · 40 min


La charcuterie
