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Cuisiner pour les enfants

L’adolescent qui mange plus que son père

Par l’atelier Le Boucher — Maison Asloum · · 2 min de lecture

L’essentiel

Entre treize et dix-huit ans, un garçon en pleine croissance mange couramment plus qu’un adulte sédentaire : nous comptons 200 g de viande par repas contre 180 pour un adulte, et davantage s’il fait du sport. Ce n’est ni un caprice ni un excès. Prévoir en conséquence évite deux choses désagréables : le plat qui ne suffit pas, et les placards vidés à 23 h.

L’adolescent qui mange plus que son père

Pourquoi l’appétit explose

La poussée de croissance de l’adolescence est la plus rapide depuis la première année de vie. Le corps fabrique de l’os et du muscle à un rythme qu’il ne retrouvera jamais, et cela demande beaucoup d’énergie et de matériaux. Si l’adolescent fait en plus du sport trois ou quatre fois par semaine, les deux besoins s’additionnent.

L’appétit suit, et c’est normal. Ce qui ne va pas, c’est quand les repas de la maison ne suivent pas : l’adolescent complète alors avec ce qu’il trouve, c’est-à-dire rarement le meilleur.

Prévoir la part, pas la bataille

Servir une part d’adulte à un garçon de seize ans qui s’entraîne, c’est organiser la frustration. Mieux vaut prévoir 200 à 260 g dès l’achat, et le dire : la part est à lui, elle est prévue pour lui.

Dans notre calculateur de panier, la ligne « Un ado, 13 à 18 ans » compte 200 g par repas, et le cran « gros appétit » monte à 260 g. Ajoutez-la autant de fois qu’il y a d’adolescents à table, le poids total suit.

Ce qui cale vraiment

Les protéines et les féculents, ensemble. Une grande assiette de riz seule ne tient pas deux heures ; une viande seule non plus. Les deux, avec un légume, tiennent jusqu’au repas suivant.

Les pièces à l’os — pilons, ailes, côtelettes — ont l’avantage de se manger avec les doigts et de durer longtemps dans l’assiette. Les plats mijotés, réchauffés, font aussi très bien l’affaire pour le retour du collège à 18 h.

La collation de 17 h, celle qui sauve le dîner

Un adolescent qui rentre affamé à 17 h 30 et qui attend 20 h vide un paquet de gâteaux. Une vraie collation — du pain, du fromage, des restes de viande froide, un fruit — coûte moins cher et fait tenir jusqu’au dîner sans le gâcher.

Des cuisses de volaille rôties du dimanche, gardées entre 0 et 4 °C, se mangent froides en tranches dans un sandwich. C’est le même principe que la gamelle du midi, et c’est ce qui disparaît le plus vite du réfrigérateur.

Situation Part par repas Pièces qui conviennent La collation
Ado, pas de sport 200 g Haché, escalopes, mijotés Pain, fromage, fruit
Ado, sport 3 à 4 fois 230 à 260 g Volaille, bœuf, pilons Viande froide, pain
Ado, croissance rapide 260 g Tout, en quantité Deux fois par jour s’il faut
Ado, petit appétit 160 g Haché, paupiettes Un fruit suffit

La lettre de la maison

La pièce de la semaine.

Une pièce, la façon de la cuire, une recette. Une fois par semaine, rien d’autre.

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