Site en préparation · les prix et les poids affichés sont des exemples
Aller au contenu
Viande halalDécoupée à l’atelierLivrée au froid, ou retirée à Nivolas-Vermelle
Les grandes occasions

Quand le four ne suffit plus : les quatre cuissons de secours

Par l’atelier Le Boucher — Maison Asloum · · 4 min de lecture

L’essentiel

Un four domestique cuit environ 2 kg de viande par plaque, 4 kg sur deux niveaux en chaleur tournante. Au-delà de douze à quinze convives, il devient le goulot de tout le repas. Quatre relais existent : la cocotte sur le feu, l’autocuiseur, la plancha ou le barbecue, et la rôtissoire. Chacun libère une plaque entière. Et une cinquième solution, la meilleure : cuire la veille ce qui s’améliore en attendant, et ne garder le four que pour les cuissons minute.

Quand le four ne suffit plus : les quatre cuissons de secours

Mesurer ce que le four peut vraiment

Une plaque domestique mesure environ 40 × 35 cm. En viande utile, elle porte deux kilos : un gigot de 2,5 kg l’occupe entièrement, un rôti de 2 kg aussi. Au-delà, les pièces se touchent, elles ne dorent plus et elles cuisent à la vapeur de leur voisine.

En chaleur tournante, deux niveaux fonctionnent correctement à condition d’échanger les plaques à mi-cuisson. Trois niveaux ne fonctionnent pas : le niveau du bas reçoit trop peu d’air et le plat du haut brûle.

Donc : quatre kilos par fournée, une fournée d’une heure quinze pour une grande pièce. Pour vingt convives et trois kilos et demi de viande, cela peut tenir — à condition qu’aucun autre plat ne réclame le four.

La cocotte, le premier relais

Une cocotte en fonte de 28 cm contient 6 litres, soit douze portions de mijoté. Deux cocottes sur deux feux font vingt-quatre portions sans toucher au four. C’est le relais le plus simple et le plus fiable.

Tout ce qui se braise passe en cocotte : collier, jarret, plat de côtes, macreuse, épaule tranchée, cuisses de volaille. La cuisson est même meilleure qu’au four pour ces morceaux, parce que la vapeur reste dans le récipient et que le collagène fond plus régulièrement.

La limite est le poids : une cocotte pleine pèse huit à dix kilos. Décidez à l’avance où elle va se poser pour servir, parce qu’on ne la porte pas loin.

L’autocuiseur, pour gagner du temps

L’autocuiseur divise par trois le temps d’un mijoté : quarante-cinq minutes au lieu de trois heures pour un bœuf à braiser, trente minutes pour un pot-au-feu de jarret. C’est le relais à sortir quand le plan de cuisson a dérapé.

Il n’a pas le même rendu : la sauce est plus claire et moins réduite, parce qu’il n’y a pas d’évaporation. Réduisez cinq minutes à découvert à la fin, et la différence disparaît.

Ne le remplissez pas au-delà des deux tiers, et comptez le temps de montée en pression — huit à dix minutes — dans votre plan. Ce sont dix minutes qui ne figurent sur aucune recette.

La plancha, le barbecue, la rôtissoire

Une plancha de 60 cm cuit quinze portions de brochettes ou de pièces fines par série de vingt minutes. C’est elle qui absorbe entièrement la partie minute du repas, celle qui encombre le plus le four au moment où il faut maintenir le reste au chaud.

Le barbecue à deux zones fait les deux : saisie sur la zone directe, finition en indirect, couvercle fermé. Une grande pièce peut même y cuire intégralement — un gigot en papillon, une broche de bœuf — ce qui libère le four pour les accompagnements.

La rôtissoire est la solution oubliée. Elle cuit une grande volaille ou une broche sans occuper de surface, elle arrose la pièce toute seule par rotation, et elle se branche dehors. Pour un repas de vingt à trente, elle vaut une deuxième plaque de four.

La meilleure solution reste la veille

Tous les relais ci-dessus déplacent la cuisson dans l’espace. Cuire la veille la déplace dans le temps, ce qui est plus efficace encore : le four du samedi est entièrement libre.

Les plats qui gagnent à attendre : les mijotés, les braisés, les confits, les terrines, les rôtis à manger froids. Cuisez, refroidissez vite — de 63 à 10 °C en moins de deux heures — gardez entre 0 et 4 °C, et réchauffez à 63 °C au cœur le jour même.

Ne gardez pour le jour J que ce qui ne se réchauffe pas : les grillades, les panés, les pièces saignantes. C’est-à-dire, en général, un quart du repas.

Relais Capacité Ce qu’il prend en charge
Four, une plaque 2 kg de viande Rôtis, volailles, gratins
Four, deux niveaux tournants 4 kg par fournée Échanger les plaques à mi-cuisson
Cocotte de 28 cm 6 L, 12 portions Tout ce qui se braise
Autocuiseur Mijoté en 45 min Rattrapage de retard
Plancha de 60 cm 15 portions / 20 min Toute la partie minute
Rôtissoire 1 grande pièce Volaille entière, broche
Les sources de cet article

Les chiffres de cet article viennent de ces documents publics. La maison ne les a pas produits : elle les cite.

La lettre de la maison

La pièce de la semaine.

Une pièce, la façon de la cuire, une recette. Une fois par semaine, rien d’autre.

Une question ? WhatsApp